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Histoire de la bière

 

 

 

 

                    De Babylone à l’Égypte

 

 

 

  • La bière est une boisson vieille comme le monde.

  • Longtemps elle fut une boisson sacrée. A Babylone, sous le règne de Nabuchodonosor, la Déesse de l’orge, Ninurta, et celle de la bière, Nidaba, étaient déesses de la guérison. La bière était utilisée comme remède anti-choléra et comme lavement.

  • En Egypte, elle devint une boisson d’accueil mais également une monnaie d’échange et la base du paiement des salaires. Elle était encore très prisée pour ses vertus médicinales. La bière égyptienne se préparait à partir d’une mouture d’orge parfois sucrée par l’adjonction de dattes. Il existait déjà des bières brunes et blondes , des bières fortes appelées « hag » et des légères, dénommées « send ».

  • Les campagnes des pharaons portèrent la bière aux autres peuples d’Orient qui l’introduisirent en Europe au cours de leurs migrations.

 

 

 

 

 

 

 

De Rome au Moyen-Age

 

 

  • Durement concurrencée par le vin pendant toute l’époque Romaine, elle réussit néanmoins à se maintenir sur les pourtours de la Méditerranée grâce aux marins Grecs.

  • Elle devint rapidement la boisson nationale des Gaulois. Elle s’appelait alors « Cervoise ». Ce sont eux qui inventèrent le foudre - pour la fermentation - et le tonneau comme moyen de transport de leur célèbre « potion ».

  • Les Vikings, les Angles, les Saxons, les Germains et les Celtes, vivant sous des climats moins cléments, ne purent cultiver la vigne. Ils étaient donc depuis fort longtemps des brasseurs et des buveurs de bière.

 

 

 

 

 

Au Moyen-Age

 

 

  • Dès la création des premières abbayes et monastères, la fabrication de la bière

se structura et dépassa le cadre, jusque là familial.

  • Les fermes et métairies royales des époques Mérovingiennes et Carolingiennes contribuèrent également au perfectionnement des méthodes de brassage et transformèrent la brasserie en véritable activité artisanale.

  • Sous Charles VI et Charles VII, la brasserie s’implanta et s’organisa parfaitement en Normandie, Picardie et dans les Flandres.

  • Les croisades firent découvrir les épices. L’habitude se prit alors d’aromatiser la bière.

  • Saint Louis, lui-même grand consommateur, officialisa le métier de cervoisier en 1269.

 

 

 

 

 

Du Moyen-Age à la
révolution industrielle

 

 

 

 

  • Jusque là, l’utilisation du houblon était rare.

  • La généralisation de l’emploi du houblon - aux propriétés astringentes et conservatrices - coïncida avec l’apparition du mot « bière » dans un texte officiel réglementant l’activité des brasseurs du quartier Sainte- Geneviève à Paris, le 1er avril 1435.Cette évolution répondait à de nouvelles exigences alimentaires mais également à une volonté de réglementer un important « support fiscal ».

  • En 1624, Louis XIII créa des « visiteurs » et des « contrôleurs » de brasserie. La loi punissait déjà fortement les fraudeurs.

  • Pendant cette période, il n’y eut pas de changements fondamentaux. Chaque province avait ses méthodes particulières, mais les opérations de maltage, brassage, entonnement et trempage restèrent identiques et de plus en plus contrôlées par les Pouvoirs Publics.

 

 

 

 

 

La révolution industrielle

 

 

 

  • La révolution industrielle qui marque le milieu du 19ème siècle

  •   apporta des découvertes scientifiques et technologiques qui firent progresser la brasserie

  •   à pas de géant.

  • En 1832, l’isolation de la diastase du malt par PAYEN et PERSOZ.

  • A partir de 1859, les travaux de PASTEUR sur la fermentation, puis sur les levures de bière

qui mirent en évidence les organismes d’infection responsables des accidents de trouble ou de mauvais goût.

  • Vers 1880, la découverte du botaniste danois HANSEN démontra qu’une cellule unique d’une souche pure de levure propagée dans le moût du malt provoquait la fermentation.

  • En 1900, l’invention du filtre à moût.

  • En 1909, la découverte du PH par SORENSEN permettant la régulation de la stabilité de la bière.

  • En 1927, l’introduction de l’échangeur à plaques pour refroidir le moût.